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Fatigué

Renaud, Fatigué:
Paroles: Renaud Séchan. Musique: Renaud Séchan, Franck Langolff   1985  "Mistral Gagnant"

Jamais une statue ne sera assez grande
Pour dépasser la cime du moindre peuplier
Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
Que celui des hommes qui les ont plantés
Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
Je changerai la sève du premier olivier
Contre mon sang impur d'être civilisé
Responsable anonyme de tout le sang versé

Fatigué, fatigué
Fatigué du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
Fatigué, fatigué

Fatigué d'habiter sur la planète Terre
Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal
Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère

Fatigué, fatigué
Fatigué de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
Quand la moitié du monde en assassine un tiers
Fatigué, fatigué

Fatigué de ces hommes qui ont tué les indiens
Massacré les baleines, et bâillonné la vie
Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
Qui ont même réussi à pourrir la pluie
La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écœure
Depuis l'horreur banale du moindre fait divers
Il n'y a plus assez de place dans mon cœur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère

Fatigué, fatigué
Fatigué d'espérer et fatigué de croire
A ces idées brandies comme des étendards
Et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir
Fatigué, fatigué

Je voudrais être un arbre, boire à l'eau des orages
Pour nourrir la terre, être ami des oiseaux
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
Pour qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau
Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j'aime tellement
Et que ces putains d'hommes chaque jour assassinent
Je voudrais le silence enfin et puis le vent

Fatigué, fatigué
Fatigué de haïr et fatigué d'aimer
Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatigué des discours, des paroles sacrées

Fatigué, fatigué
Fatigué de sourire, fatigué de pleurer
Fatigué de chercher quelques traces d'amour
Dans l'océan de boue où sombre la pensée

Fatigué, fatigué


Mises à jour

Ann- Veroica Janssens (Née en 1956 à Folkestone, Grande-Bretagne - Vit et travaille en Belgique), Lee 121!, 2005

Brouillard artificiel vert

"Ann Veronica Janssens réalise depuis plusieurs années des installations faites de brouillard, un matériau qui se répand intégralement dans l'espace et modifie nos perceptions sensorielles. Le micro-climat mis en scène par l'artiste pour la Biennale est nimbé d'une lumière verte dans laquelle le spectateur perd tous ses repères habituels pour en acquérir de nouveaux. L'architecture devient invisible et se transforme en lieu de tâtonnements, à la rencontre d'autres silhouettes perdues dans un brouillard sans fin. La lenteur soudaine des gestes et des déplacements auxquels le spectateur se contraint automatiquement pour se repérer dans l'espace conduit à une sorte de décélération progressive et à une perception ralentie temps qui participe entièrement au trouble général provoqué par cette œuvre. De l'ordre de l'insaisissable, la période d'ajustement à l'environnement oblige nos sens à une perception accrue qui demande énergie et concentration et conduit à une absence de matérialité proposée comme expérience active : nos yeux immergés dans l'opacité colorée de l'œuvre s'ouvrent alors sur de nouvelles perspectives."

 Wiels (Brussels)  un autre en exemple pour comprendre un peu l'effet...

 

Tags associés : huitieme, edition, biennale, contemporain, lyon

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Dimanche 01 Avril 2012Poster un commentaire

Expérience de la durée

biennale lyon2005 copie
 

La sucrière

"Construite dans les années 30, agrandie en 1960, La Sucrière a servi d'entrepôt jusqu'aux années 90. Son réaménagement, pour en faire le lieu-phare de la Biennale d’Art Contemporain de Lyon 2003, a constitué une étape importante dans la transformation du Port Rambaud en espace ouvert au public. Les visiteurs, qui pénètrent dans l’entrepôt par les anciens silos, suivent le chemin emprunté autrefois par les arrivages de sucre. Belle entrée en matière pour ce bâtiment de 7000 m2 qui offre une éloquente
évo-cation de son passé.

Artistes présentés à la Sucrière : Franz Ackermann / Saâdane Afif / Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla / Kader Attia / Virginie Barré / John Bock / Sophie Calle & Fabio Balducci / Tony Conrad / Martin Creed / Verne Dawson / Olafur Eliasson / Vidya Gastaldon / Carsten Höller / Pierre Huyghe / Ann Veronica Janssens / Surasi Kusolwong / Jim Lambie / Michael Lin / Robert Malaval / Tom Marioni / Gordon Matta-Clark / Jonas Mekas / John Miller / Valérie Mréjen / Dave Muller / Rivane Neuenschwander / Jun Nguyen-Hatsushiba / Bruno Peinado / Terry Riley / Pascale Marthine Tayou / John Tremblay / Piotr Uklanski / Fabien Verschaere / Wang Du / Andy Warhol / Erwin Wurm / La Monte Young & Marian Zazeela.

La Sucrière - Confluent
Port Rambaud, quai Rambaud, 69002 Lyon
" Lien

Andy Warhol (Né en 1928 à Pittsburgh Mort en 1987 à New York), Sleep, 1963 : film de 16 images par seconde au lieu de 24, durée 5h21. Collection du Andy Warhol Museum, Pittsburg (Don de la Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc., 1997)

Le poête John GIORNO endormi.

warsuc01

Deux mois de tournages, il n'y a pas de plan continue.

 

 

"Diffusé à la vitesse de 16 images par seconde au lieu de 24 images par secondes, temps classiques du cinéma, Sleep ne montre qu'une chose - le poète John Giorno endormi - durant près de six heures. Sleep n'est pas un plan séquence ; il a fallu près de deux mois à Andy Warhol pour le tournage et quelques mois supplémentaires pour réaliser un montage extrêmement complexe - certaines images sont répétées de cinq à vingt fois tout au long du film). Ce n'est donc pas la continuité du plan fixe qui intéresse ici Warhol mais la nécessité de rompre totalement avec les habitudes du cinéma du fait de l'absence de narration et de la récurrence des images. Une récurrence que Warhol aura d'ailleurs utilisée tout au long de sa carrière et qui vise à interroger le regard du spectateur face à ce qu'il tient pour acquis. Avec Sleep, qui fut le premier film réalisé par l'artiste, on fait l'expérience d'une durée tout à la fois étirée et totalement faussée, comme une répétition sans fin et toujours modifiée de la même image. Un an après Sleep, Andy Warhol tournera (avec l'aide de Jonas Mekas, également présent à la Sucrière) Empire, un plan fixe de huit heures sans interruption de l'Empire State Building à New York.

   

 

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Métaphysique des tubes #8

1388043851
P.142
    "Sans le savoir, je voyais se révéler à moi l'une des lois les plus effrayantes de l'univers :
ce qui n'avance pas recule.
Il ya la croissance et puis il y a la décrépitude ; entre les deux il n'y a rien.
L'apogée, ça n'existe pas.
C'est une illusion."

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Dimanche 25 Mars 2012Poster un commentaire

¡EL PUEBLO UNIDO JAMÁS SERÁ VENCIDO! 

 

El pueblo unido jamás será vencido,                               Le peuple uni ne sera jamais vaincu,
¡el pueblo unido jamás será vencido!                             Le peuple uni ne sera jamais vaincu,
De pie, cantar, que vamos a triunfar.                         
Avanzan ya banderas de unidad,
y tú vendrás marchando junto a mí
y así verás tu canto y tu bandera florecer.
La luz de un rojo amanecer
anuncia ya la vida que vendrá.
De pie, marchar,
el pueblo va a triunfar.
Será mejor la vida que vendrá
a conquistar nuestra felicidad,
y en un clamor mil voces de combate
se alzarán, dirán,
canción de libertad,
con decisión la patria vencerá.
Y ahora el pueblo que se alza en la lucha
con voz de gigante gritando: ¡Adelante!
El pueblo unido jamás será vencido,
¡el pueblo unido jamás será vencido!
La patria está forjando la unidad.
De norte a sur se movilizará,
desde el Salar ardiente y mineral
al Bosque Austral,
unidos en la lucha y el trabajo irán
la patria cubrirán.
Su paso ya anuncia el porvenir.
De pie, cantar, el pueblo va a triunfar
millones ya imponen la verdad.
De acero son ardiente batallón.
Sus manos van llevando la justicia
y la razón, mujer,
con fuego y con valor,
ya estás aquí junto al trabajador.
Y ahora el pueblo que se alza en la lucha
con voz de gigante gritando: ¡Adelante!
El pueblo unido jamás será vencido,
¡El pueblo unido jamás será vencido!

Le peuple uni ne sera jamais vaincu,
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !
Debout, chantons, que nous allons triompher.
Ils avancent déjà, les drapeaux d'unité,
Et tu viendras, marchant à mes côtés,
Et ainsi tu verras fleurir ton chant et ton drapeau.
La lumière rouge d'un lever de soleil,
Annonce déjà la vie qui viendra.
Debout, combattons, le peuple triomphera.
La vie qui viendra sera meilleure
Conquérir notre bonheur,
Et en une clameur, mille voix de combat
Se soulèveront, ils diront,
Chanson de liberté,
Décidée, la patrie vaincra.
Et maintenant, le peuple qui se soulève dans la lutte
Avec des voix de géants criants : En avant !
Le peuple uni ne sera jamais vaincu,
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !
La patrie forge l'unité.
De nord au sud, elle se mobilisera,
Du Salar ardent et minéral
A la forêt australe,
Unis dans la lutte et dans le travail, ils iront
Ils protègeront la patrie.
Son pas annonce déjà l'avenir.
Debout, luttons, que nous allons triompher
Des millions déjà imposent la vérité.
Ils sont d'acier, ardent bataillon.
Leurs bras vont porter la justice
Et la raison, femme,
Avec feu et valeur,
Déjà tu es ici, avec le travailleur.
Et maintenant, le peuple qui se soulève dans la lutte
Avec des voix de géants criants : En avant !
Le peuple uni ne sera jamais vaincu,
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !
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Dimanche 25 Mars 2012Poster un commentaire

Métaphysique des tubes #7

Tu-vas-parler-1
Tu-vas-parler-2
P.37/38
    "Parler posait un problème d'étiquette :
quel mot choisir en premier ?
J'aurais bien élu un vocable aussi nécessaire que "marrons glacé" ou "pipi",
ou alors aussi beau que "pneu" ou "scotch",
mais je sentais que cela e^t froissé des sensibilité.
Les parents sont une espèce susceptible :
il faut leur servir les grands classiques
qui leur donnent le sentiments de leur importance.
Je ne cherchais pas me faire remarquer.
    Je pris donc un air béat et solennel et,
pour la première fois, je voissai les sons que j'avais en t^te :
- Maman !
    Extase de la mère.
    Et comme il ne fallait vexé personnes, je me hâtai d'ajouter :
- Papa !
    Attendrisement du père.
Les parents se jetèrent sur moi et me couvrirent de baisers.
Je pensai qu'ils n'étaient pas difficiles.
Ils eussent moins été ravis
et admiratifs si j'avais commencé à parler en disant :
"Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?"
ou
"E=mc2".
A croire qu'ils avaient un doute sur leur propre identité :
n'étaient-ils donc pas sûrs de s'appeler Papa et Maman ?
Ils semblaient avoir eu temps besoins que je leur confirme.
...."

Tags associés : Metaphysique, tubes, amelie, nothomb, livre, poche

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Dimanche 25 Mars 2012Poster un commentaire
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